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 Douleurs et psychisme

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krykry
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MessageSujet: Douleurs et psychisme   Sam 10 Jan - 16:32

Douleurs et psychisme

La plupart des gens considèrent comme exacte l'équa
: .
C'est généralement vrai pendant les premières heures ou les premiers jours, cela ne l'est plus au bout de quelques semaines.
Les psychothérapeutes disent qu'une douleur, c'est 20% de stimulus par une lésion, 80% d'émotion
C'est en fait une moyenne, qui varie énormément avec la situation et la personne qui souffre.
Vous vous coupez un peu la main, vous considérez cette lésion comme bénigne et l'oubliez dès le pansement posé: la douleur est à 100% de lésion et 0% d'émotion. Déjà pour la même coupure chez un petit enfant, c'est
Vous savez d'ailleurs en tant que parent que si vous y mettez 0% d'émotion comme pour vous-même et lui dîtes que "ce n'est rien", il y a toutes les chances qu'il hurle deux fois plus fort! Toute douleur prolongée se gonfle de contenu émotionnel.
Cela explique que la douleur puisse empirer même quand la lésion est stable voire qu'elle est en train de s'améliorer.
Viennent se greffer la façon dont vous gérez la douleur dans votre vie quotidienne, les changements qu'elle produit dans vos rapports avec les autres, les idées que vous avez sur son influence sur votre avenir.
Dans certains cas, la douleur devient même à 100% émotionnelle et à 0% lésionnelle. En clair, vous êtes physiquement guéri, mais ne le ressentez pas comme tel. Ce sont généralement les douleurs séquellaires d'un accident.
Vous avez subi un traumatisme psychologique: vous auriez pu y passer et en avez pleinement conscience. Mais personne n'a réellement reconnu votre préjudice.
On a tenté de minimiser l'affaire. Vos proches, l'employeur, même le médecin, aucun ne s'est vraiment rendu compte de ce qui s'est passé, reflet de l'égoïsme général ambiant, et votre problème s'est ensuite noyé dans la paperasserie.
Vous ne pouvez pas guérir dans ces conditions. Mais nous vous l'affirmons, il existe des personnes qui peuvent comprendre ce que vous avez subi, et vous saurez que vous êtes guéri sans même qu'on vous l'aie dit.
Il existe des méthodes pour rendre cette démarche plus facile, par exemple l'hypnose, qui permet d'accéder à des couches plus profondes de votre conscience.
L'émotion que vous portez sur votre douleur conditionne donc en grande partie son intensité.
Si l'on détourne votre attention d'elle, elle va diminuer de façon tout à fait réelle. Un exemple classique: vous souffrez régulièrement du dos, quelqu'un vous marche brutalement sur le pied: cette douleur va "effacer" la lombalgie tant qu'elle reste vive, comme si votre système nerveux ne pouvait faire "attention" à toutes vos douleurs en même temps, en fait plutôt comme si la lésion fraîche régulait vos sensations, ramenant une vieille cicatrice douloureuse qui n'a plus lieu d'être à de plus justes proportions.
Nous ne proposons bien sûr pas la douleur comme moyen thérapeutique.
Mais cela explique l'efficacité de la reprise d'activités physiques malgré la douleur: la douleur de l'effort, compréhensible, vous redonne des sensations plus normales au repos.
Cela explique également que les douloureux chroniques qui gardent une activité professionnelle s'en tirent mieux que les autres: les activités obligatoires absorbent votre esprit et rendent la douleur moins envahissante.
Il est préférable qu'elles soient le plus enthousiasmantes possibles, ce qui n'est pas le cas dans tous les jobs.
Mais si vous n'êtes plus apte à exercer votre profession, efforcez-vous de vous recycler par tous les moyens possibles et de garder une activité moins physique mais régulière.
Ne vous laissez pas piéger dans le statut d'handicapé qui est très protecteur sur le plan social, financier et vis à vis des proches (ou au contraire source de grosses difficultés).
Sur le moment vous serez comme dans un cocon (plutôt dans une salade d'orties, de votre point de vue).
Mais ce cocon mettra longtemps à vous libérer, et ce n'est pas un joli papillon mais une personne très marquée qui en sortira.
Une prise en charge de la douleur est nécessaire bien avant ce stade.

Il ne s'agit pas seulement de trouver les médicaments adaptés mais d'analyser votre comportement face à cette douleur, vos idées vis à vis de votre maladie, de votre avenir (d'autant plus si vous n'y songez pas), souvent intriquées avec votre passé et vos difficultés antérieures.
C'est particulièrement important chez les personnes au tempérament dit "nerveux", qui mettent beaucoup d'émotion dans leur douleur et la ressentent comme extrêmement pénible.
Les antalgiques sont peu efficaces, les psychotropes (décontractants et anti-dépresseurs) marchent mais à une dose mal tolérée parce que "légumisante".
Ceux qui les refusent sont typiquement des gens qui se savent inconsciemment en bonne santé mais ne comprennent pas leurs douleurs.
Ils ont tout à fait intérêt à entreprendre une psychothérapie pour éviter ces médicaments qui atténuent mais ne guérissent pas leurs symptômes.
Le terme "psychosomatique" a très mauvaise presse auprès des malades.
Il est vécu comme un refus de reconnaissance de sa douleur par le médecin.
En fait il s'agit plutôt d'un refus de prise en charge. La douleur ressentie par vous est en effet la seule qui compte.
Qu'elle soit "justifiée" ou non par les lésions qu'a trouvé le médecin est une mauvaise question.
Le médecin n'a pas à porter de jugement sur la "validité" de votre douleur. Son boulot est de cerner au mieux son origine. S'il pense que les modestes lésions vertébrales découvertes n'expliquent pas l'intensité de votre handicap, il peut se tromper (prenez un autre avis), mais s'il est techniquement compétent il vaut mieux le croire, vous éviterez de vous faire opérer pour rien.
Vous pouvez lui en vouloir si vous prenez en pleine figure un camouflet du genre "vous n'avez rien" ou "c'est psychosomatique", car c'est en fait un refus de prise en charge de la partie émotionnelle de votre douleur.
Consolez-vous en vous disant qu'il n'est sans doute pas compétent pour cela. Parfois, c'est vous qui n'êtes pas prêt à entendre le discours qu'il vous tient.
Vous pouvez être persuadé que les médecins ont raté quelque chose et entreprendre une litanie de consultations et d'examens complémentaires.
Ce peut être payant et prendre un autre avis est tout à fait justifié.
Mais si vous entendez régulièrement le même discours, ne continuez pas jusqu'à trouver enfin celui qui vous passe la brosse dans le sens du poil.
Vous aurez fermé la dernière sortie du fortin que vous vous êtes bâti.
La part émotionnelle de vos douleurs est très importante car elle produit des modifications physiques bien réelles chez vous.
Il n'y a pas de frontière entre le corps et l'esprit. Le système nerveux "règle" en permanence le fonctionnement du corps.
Si l'on vous donne un placebo en vous disant que c'est de l'aspirine, vous pouvez faire un ulcère tout ce qu'il y a de plus authentique.
Les personnes opérées sous hypnose saignent moins et cicatrisent mieux.
Le terme psychosomatique n'est pas si mauvais. Ne croyez pas qu'il soit synonyme de douleur imaginaire.
Il s'agit d'un véritable dérèglement du système nerveux à l'origine de modifications physiques, qui ne peut malheureusement pas se traiter avec de simples anti-inflammatoires.
Les traitements des problèmes neuro-psychiques sont mal codifiés.
L'approche médicamenteuse reste primitive.
Grossièrement c'est comme d'inonder de défoliant un champ de mauvaises herbes: on ne les empêche pas de repousser et on abîme aussi des plantes utiles.
L'approche des psychothérapies est plus performante mais très mal codifiée et très "opérateur-dépendante".
Le résultat dépend, de façon indivisible, de votre motivation et de l'habileté du thérapeute.
Il faut établir une communication avec les couches profondes de votre esprit
Elle est publiée dans la revue Arthritis & Rheumatism.

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